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LE TROMPE L'OEIL DE CHEVALET
par Guy-Christian CANAT, artiste peintre
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HISTORIQUE
L'art du Trompe l'oeil s'inscrit dans une longue tradition picturale,
puisque son origine remonte à plusieurs siècles avant
notre ère dans la décoration de villas romaines.
Inféodé longtemps à l'art mural de la fresque,
le Trompe l'oeil devient un art de chevalet à partir du
XIV ème siècle en Flandres avec Jan Van Eyck grace à la
découverte de la peinture à l'huile. Puis, tombé peu à peu
en désuétude et relégué au rang de
peinture d'attributs, c'est le Maître Henri CADIOU (1906-1989)
qui l'a remis à l'honneur dans les années 50, période
de la grande décadence artistique avec l'art dit "moderne",
après l' avoir exporté aux Etats-Unis. Son immense
succès rencontré outre Atlantique a donné lieu
en parallèle à la naissance du mouvement hyperréaliste.
Aucun autre genre n'a engendré un tel engouement, tant auprès
des véritables artistes que d'un large public, avec une
constante progression qualitative.
INTRODUCTION
Différentes techniques d'exécution peuvent être
mises en oeuvre pour la réalistion d'une peinture en Trompe
l'oeil : aquarelle, acrylique, pastel, mais seule l'huile peut
permettre les plus somptueux effets car, à condition d'une
parfaite maîtrise technique, il n'existe pas de limites
dans ses possibilités. Il est toutefois impératif
de travailler "sur le motif" de façon à pouvoir
observer le jeu d'ombres et de lumières sur les objets
grace à un éclairage ponctuel. Le but étant
de donner l'illusion du relief (3ème dimension sur une
surface en seulement 2 dimensions), on y parvient grace à un
jeu subtil de contrastes de valeurs représentant les ombres
et les lumières. La matière filmogène est
rendue translucide par des superpositions de plusieurs couches
très fines de glacis à l'huile teintée,
renfermant une résine dure du type copal ou de l'ambre
naturelle. La lumière au lieu de s'éteindre sur
une surface picturale opaque comme c'est le cas dans la peinture
traditionnelle, pénêtre cette couche, se réfléchit
sur le fond blanc puis, mise en contact avec la pigmentation,
en ressort en acquerrant une vibration particulière. C'est
cette vibration lumineuse à très haute fréquence
qui, avec les contrastes des ombres et des lumières, donne
l'impression du relief.
L'oeuvre doit pouvoir se regarder de loin comme de près
sans qu'aucun coup de pinceau ne soit décelable. Aussi
l'exécution des plus fins détails ne peut se faire
que sous une lampe binoculaire avec des pinceaux très
fins. N'étant pas censée être un tableau,
elle ne peut être signée comme tel et impose d'intégrer
le nom de l'artiste dans un motif.
Le prix des oeuvres est justifié par le fait qu'il faut
compter de 500 à 800 heures de travail pour un format
25 F (65x81 cm) suivant le sujet réalisé.
METHODOLOGIE PICTURALE D'UN TABLEAU
TITRE: "Sport is money"
Pour l'exécution technique d'un tableau en trompe l'oeil
on ne procède pas comme pour un paysage, un portrait ou
même une nature-morte où on exécutera d'abord
une ébauche générale rapide du sujet en
cherchant à se rapprocher des tons et des valeurs, puis
en précisant l'exécution progressivement ensuite.
Ici pour cette composition rassemblant divers objets en relation
avec le sport, le dessin est d'abord exécuté à vue
sur calque au format 1/1, au trait, le plus précisément
possible. Une fois mis au point ce tracé est reporté sur
le fond blanc et lisse du tableau.
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On couche
en premier les teintes de fond (blanc + ocre jaune) pour les
plus grandes surfaces qui
sont ici des faux bois imitant des planches de peuplier brutes
de sciage. Un glacis de terre d'ombre brulée est passé maigrement
et rayé à la toile claire en donnant le mouvement
des veines. On effectue ensuite soit des "ajouts" soit
des "enlevés" dans le frais pour animer la surface
(veines plus ou moins marquées, traits de scie, noeuds etc..) |
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Les différents éléments
sont ensuite peints par aplats dans des teintes qui serviront de
base au décor. Ces teintes sont toujours plus claires que
le résultat final recherché. Il n'y a pour le moment
aucune recherche de modelé par les jeux d'ombres. Seule
l'importante surface de la raquette barrée en diagonale
par l'ombre portée de la planche verticale de gauche est
déjà traitée en 2 tons du fait d'une grande
différence dans les valeurs. |
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Il faut maintenant
traiter chacun des éléments dans la recherche des effets de matière.
la poignée de la raquette en bois foncé, le livre
avec sa couverture en papier décor à la cuve et le
dos en cuir. La balle de tennis commence à prendre légérement
du volume avec l'application d'une teinte plus foncée pour
son ombre propre. Les détails et inscriptions dans les billets
de banque étant éloignés des grandes surfaces
ombrées sont exécutés. |
Les ombres
portées sont
ensuite couchées dans leur densité réelle,
nécessitant souvent plusieurs couches de glacis successives
car il est important qu'elles restent transparentes pour que la
lumière puisse les traverser. Ainsi les objets qui viennent
en superposition recouperont les éventuelles bavures. |
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Après finition des détails,
on exécute maintenant les ombres propres des objets, lesquelles
vont donner le modelé en amenant l'illusion de la 3ème
dimension. On peut rajouter des rehauts de lumière par endroits
grace à du blanc plus ou moins teinté. La signature
de l'artiste est intégrée sur la couverture du
livre.
Le tableau est terminé et peut-être encadré après
vernissage. |
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Guy-Christian Canat
Artiste Peintre Illustrateur
Atelier d'Art du Montezin de Beyssenac, 19230 ARNAC POMPADOUR
- Tél. 05.55.98.55.65
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Né le 24 janvier 1944 à La Ferté s/s
Jouarre (77). Après 3 années d'études en
peinture déco (tableau d'honneur du C.E.T. du Gué à Tresmes)
exerce dans des métiers artistiques : décoration
publicitaire (affiches peintes) , sérigraphie, tapisserie
murale.
Devenu artiste peintre professionnel en 1982, il expose dans
les principaux Salons du Grand Palais à Paris avec le
prestigieux groupe << Trompe l'oeil / réalité >> fondé par
Henri Cadiou, père du mouvement hyperréaliste.
-Sociétaire de nombreux salons dont le Salon des Artistes
Indépendants et le Salon d'Automne.
-Compagnon du Mérite Artistique Européen (MAE).
-Chevalier officiel Académique de l'Ordine Accadémico
Internationale << Gréci-Marino >>.
-Membre de la Fondation du Baron Taylor.
-Très nombreuse médailles France et Etranger (St
Mandé, Coccyde, St Aignan s/ Cher, Brest, Grez s/ Loing,
Bry s/ Marne, Limoges, Périgueux, Masseret).
-Nombreux prix et distinctions (Neuilly s/ Marne, Noisy le
Grand, Osaka, Coccyde, Noirlac, Sens, St Amand-Montrond, Montreuil
s/s
bois, Montargis, Paris, (Sté Arts-Sciences-Lettres), Limoges,
St Laurent s/ Gorre, Ozoir la Ferrière).
-Invité d'honneur de nombreux Salons ( Avon, Roissy en
Brie, Château-Thierry, Ozoir la Ferrière, Montargis,
Limoges, Brive, Périgueux, Bessines s/Gartempe, Terrasson,
Masseret, Objat, Bois le Roi).
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