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Elaboration d'un paysage au couteau“alla
prima” depuis le croquis jusqu'à l'oeuvre peinte
par Ivan COMMAINCAS, artiste peintre
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J’ai choisi volontairement un sujet simple mais aussi ,en
parallèle , un autre motif un peu plus construit pour vous
permettre de comprendre qu’il n’y a pas de système établi
. Il faut donc s’adapter en fonction du sujet.
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LE CROQUIS :
Le croquis,(1) tel que je le conçois est tout sauf une œuvre d’art.
Il doit être simple mais efficace car c’est lui qui va servir de
base et d’inspiration à la peinture à venir.
Je ne note aucune couleur, seulement la date, le lieu et éventuellement
la direction de la lumière.
Il arrive toutefois que je sois obligé de l’élaborer
plus amplement en fonction du motif (2)
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(1) |

(2) |

(3)
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(4) |
« MISE EN PAGE » sur la toile :
Il faut bien sûr simplifier, aller à l’essentiel (3).
Sur le croquis j’ai très certainement éliminé les
détails qui ne me paraissaient pas indispensables.
Lors de la mise en page, il arrive que je modifie encore, j’agrandis, je
supprime, je déplace pour que l’ensemble s’équilibre
le mieux possible. Mais encore une fois, ma démarche est différente
en fonction du sujet. (4)
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LA PREPARATION :
La mise en couleur permet avant tout d’éliminer le blanc de
la toile (5).
Elle va donner l’ambiance générale , elle est exécutée
rapidement avec très peu de couleur (souvent un jaune un rouge et
un bleu suffisent)
Encore une fois il est possible de tricher s’il ne s’agit pas de
bâtiments (6) ou d’endroit très connus et suivant le même
principe, supprimer, ajouter , déplacer…
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(5)
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(6) |
LES CHOIX DES COULEURS ET L’EXECUTION :
Le choix des couleurs est à ce stade très important
car c’est lui qui va en partie déterminer l’ambiance
générale de la peinture.
Il faut choisir le minimum de couleurs en sachant bien qu’il
sera néfaste à l’unité de l’œuvre
d’en ajouter en cours de route (à éviter
absolument) Couleurs
employées pour le pommier
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(7)
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(8)
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Je commence toujours par la partie la plus éloignée
(7) en l'occurrence le ciel et les lointains (8).
Ensuite, viennent les arrière plans et ce jusqu'au premier
plan, en sachant bien qu'à ce stade , une peinture ne
s'exécute pas comme un tricot. En fait je pose la peinture
sur tous les plans pour éviter les erreurs de valeurs.
Il arrive même que je doive réajuster la valeur
du ciel en cours de route, ce qui n'est évidemment pas
recommandé.
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Bien sûr je recouvre partiellement
ma préparation , au couteau il est difficile de faire
autrement, je prends donc des points de repère sur les
bords du chassis pour ne pas perdre les positions des grandes
lignes ou les emplacements des divers éléments.
La toile s’élabore petit à petit (9 et
10) avec toujours quelques prudentes transformations.
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(9) |

(10)
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(11)
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(12)
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La toile est terminée,(11)et(12) mais je me garde toujours une demi journée
d’observation au cas où , le nez sur la toile, j’ai laissé passer
une erreur.
Mais certaines parties de la toile commencent à sécher, la peinture
devient collante et très difficilement rattrapable au couteau …
Il ne reste plus qu’à la mettre « à la sèche » et à l’oublier
provisoirement en ayant bien conscience qu’il
sera impossible ensuite de faire quelques retouches que se soient…
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Ivan Commaincas
artiste peintre en Limousin
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Par sa palette aux gammes de verts délicats,
il réussit à bannir toute agréssivité et
nous propose des paysages sereins et authentiques.
1998 Gaston Thiery
<<...Commaincas sait traduire avec une grande sensibilité nos
paysages limousins et en sublimer toute la poésie...La
légereté de la touche, les tons doux et les
horizons diaphanes créent une atmosphère romantique
qui donne irrésistiblement envie de découvrir
les sites...>>
Jean Louis Dutreix- Le Populaire du Centre-16 octobre 1999
<<...Sensible à l'évocation de la nature,
son principal modèle, il excelle dans la transcription
de paysages chers à nos coeurs et c'est tout naturellement
que la vallée de la Creuse a capté son regard.
Il oeuvre pour le renouveau de l'école de Crozant
et pour la continuité du paysagisme qui s'y rattache.
De très nombreuses expositions ont accueilli ses toiles
en france et à l'étranger.
La sensibilité et le légèreté de
la touche, au service des tons les plus doux, crée
dans ses oeuvres une atmosphère naturelle et romantique
où le regard s'évade à travers des brumes.
Adepte du couteau qu'il manie avec légéreté et
assurance, soucieux de la primauté du dessin, Ivan
Commaincas est et reste un fidèle du <<petit
format>>, un genre qui lui sied bien...>>
Pierre NOAILHAC
Ivan Commaincas, peintre paysagiste de la vallée
de la Creuse, reste sans cesse à la recherche de l'âme
des paysages:
<<
Bien sûr, la délicatesse et la sérénité du
trait, bien sûr, la finesse de la palette, la vérité troublante
des couleurs apparaissant telles que nous les ressentons,
le choix des sites qui laisse surgir la création.
Mais surtout, ce rendu de l'insondable, déposé comme
un voile sur chaque oeuvre. Seule la découverte de
l'imperceptible provoque un tel écho dans le regard..>>
Christine Guillebaud
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